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PhytoVaLix: Phytotraitement de lixiviats générés par des LETs (lieux d'enfouissement techniques) et valorisation des lixiviats via l'exploitation de la biomasse végétale produite

Le traitement des lixiviats générés par les sites d’enfouissement représente un marché à fort potentiel au Québec. 39 lieux d’enfouissement techniques (LET), qui comptent une capacité d’enfouissement de plus de 122 millions de m3 de matières résiduelles, sont actuellement en exploitation au Québec. Les technologies conventionnelles de traitement des lixiviats de LET nécessitent des coûts de capitalisation (plusieurs M$) et d’exploitation (10-30 $/m3) élevés et ne valorisent pas les ressources que contient le lixiviat. Les procédés de filtration plantés de saules (plantations et marais filtrants) représentent des alternatives économiques, durables et « vertes » au traitement et à la valorisation des lixiviats de LET. Il est proposé de développer une solution novatrice complète de traitement des lixiviats par filtre végétalisé de saules. Le procédé de marais filtrant de saules (MFS) à développer visera le traitement des lixiviats fortement chargés générés par de jeunes cellules d’enfouissement, alors que le procédé de plantation filtrante de saules (PFS) visera le traitement du lixiviat de cellules plus anciennes et le polissage des effluents de MFS. Ces phytotechnologies, qui intègrent l’action des plantes, du substrat et des microorganismes, seront mises à l’essai au LET de Sainte-Sophie, exploité par notre partenaire Waste Management. Ce site, d’une superficie de plus de 140 hectares, compte parmi les plus importants LET du Québec. Le projet proposé se divise en trois filières expérimentales. Une première expérience (filière 1), réalisée en conditions contrôlées dès le printemps 2018, visera à déterminer la charge maximale de lixiviat applicable à des PFS selon différentes conditions opérationnelles. Fort des conclusions tirées de la filière 1, le deuxième volet expérimental (filière 2), réalisé à échelle pilote en conditions in situ, visera à déterminer les critères de dimensionnement et d’opération des PFS pour le traitement des lixiviats de LET et d’évaluer l’impact de l’irrigation des lixiviats sur le bioréacteur « sol-plantes-communautés microbiennes du sol » ainsi que sur le potentiel de valorisation de la biomasse produite. Une attention particulière sera portée à la nature et à la concentration des composés phénoliques de la biomasse ligneuse. La troisième phase expérimentale (filière 3) a pour objectif de déterminer, en conditions terrain, les critères de dimensionnement et d’opération, en incluant le prétraitement approprié, des MFS en vue du traitement des lixiviats fortement chargés issus de jeunes cellules d’enfouissement. À terme, les deux procédés à développer pourraient s’avérer la solution de choix pour un marché estimé à plusieurs dizaines de millions de dollars au Québec. Ces procédés, qui reposent sur un concept d’économie circulaire, sont susceptibles de créer un flux de valeurs ajoutées par la valorisation des lixiviats dont les produits dérivés pourraient alimenter plusieurs secteurs de l’économie « verte » québécois.

Yves Comeau

Contribution du CRIBIQ

419 485 $


Partenaires

Industriels participants :

  • Waste Management
  • AgroÉnergie

IRPQ :

  • Polytechnique
  • IRBV