Modèle d’économie circulaire appliqué à la conversion des résidus agricoles en sucre fermentescible de deuxième génération et autres coproduits à valeur ajoutée

Depuis 15 ans, les technologies de bioraffinage et les procédés de conversion de la biomasse ont fait l’objet de plusieurs percées significatives. De plus, aujourd’hui, des règlements sur la diminution de l’intensité carbone des produits pétroliers et l’intégration de volume minimal en carburant renouvelable dans ceux-ci sécurisent le macro-environnement commercial des biocarburants. Cependant, plusieurs défis se posent encore à la production industrielle de biocarburant de deuxième génération au Québec. L’un des points sensible reste encore l’approvisionnement en biomasse, qui est à la fois distribué sur le territoire et non sécurisé. La disponibilité de celle-ci en tonnage est conditionnelle à un taux de participation adéquat des agriculteurs. Pour les inciter à participer, ces derniers doivent véritablement tirer profit de cette nouvelle filière. De la même manière, le coût de l’accès à cette matière pour les utilisateurs dépend de la performance du processus logistique (collecte, transport, stockage…), des technologies de conversion et des investissements initiaux.

Pour surmonter certains de ces défis, l’équipe de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) propose d’étudier la mise en place d’un réseau coordonné de dépôts régionaux avancés de traitement de la biomasse en cohabitation avec les fermes porcines existantes au Québec. Ces dépôts produiront des sucres cellulosiques pour le partenaire (Greenfield Global) et des coproduits à valeur ajoutée utilisables directement sur place, à la ferme, sans transport supplémentaire. Ce modèle d’économie circulaire a été initialement développé à l’UQTR en partenariat avec le consortium Agrosphère et d’autres collaborateurs. Le groupe de recherche œuvre depuis 2008 à développer la chaîne de valeur des sucres cellulosiques et des coproduits issus des résidus de maïa (tige, feuilles, épis).

Les retombées en termes d’émissions de GES de cette nouvelle filière seraient significatives. Celle-ci permettrait de substituer des carburants de source fossile par une source biogénique, de réduire les émissions de manière directe grâce à un système d’approvisionnement décentralisé (réduction et évitement des transports amont/aval) et favoriser les bonnes pratiques culturales chez les agriculteurs afin de stocker du carbone organique dans les sols agricoles. Selon les résultats préliminaires, les différentes activités d’un dépôt de biomasse permettraient l’évitement et la réduction entre 20 000 et 26 000 tCO2e/an sur le site du dépôt en plus de stocker près de 22 000 tCO2e/an dans les sols agricoles chez les agriculteurs. L’intensité carbone des différents produits générés serait particulièrement faible, voire négative, ce qui signifie que les activités du dépôt et de la filière élimineraient davantage de carbone qu’elles n’en émettraient. Les trois raisons principales de cette situation sont le caractère biogénique des matières premières, les faibles émissions de GES du réseau d’Hydro-Québec et le stockage du carbone organique dans les sols.

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