Nouveaux agents biologiques pour le contrôle des maladies et des ravageurs en agriculture et en horticulture

Bien que l’usage de pesticides ait largement contribué et participe toujours à l’essor et au développement du secteur agricole et horticole, il n’en demeure pas moins que plusieurs problèmes sont liés à leur utilisation. L’accumulation de résidus toxiques dans plusieurs organismes de la chaîne agroalimentaire amène également certains pays (États-Unis, Europe) à faire des contrôles très draconiens afin de vérifier la présence de résidus de pesticides, utilisés lors de la culture. De plus, un plan visant à diminuer de 50% les pestcides de synthèse est actuellement en cours en Europe (Ecophyto 2018). Les insecticides, à large spectre d’action peuvent également entraîner l’élimination des prédateurs naturels de l’espèce cible, posant alors de nouveaux problèmes dans les agroécosystèmes. Ainsi, les réglementations environnementales plus strictes entraînent maintenant la restriction, voire même le retrait de certaines molécules actives. Finalement, la résistance de certains organismes pathogènes aux fongicides chimiques appelle l’introduction de nouveaux agents de contrôle à l’intérieur d’une stratégie globale. L’utilisation de nouveaux produits biologiques, à faibles risques environnementaux et pour la santé humaine devient donc de plus en plus nécessaire.

Afin de répondre à ces besoins, quelques compagnies ont récemment introduit sur le marché des biopesticides relativement efficaces, mais ciblés pour contrer seulement un petit nombre de maladies ou de ravageurs. Par exemple, le Bacillus subtilis MBI 600 possède une bonne performance suppressive contre les maladies causées par Pythium sur de nombreuses plantes de serre. Toutefois un grand nombre de plantes ne sont pas encore efficacement protégées grâce aux biofongicides. L’utilisation de ces micro-organismes reste une solution de choix, avec pour le cas particulier des bactéries telles que les Bacillus spp., des avantages considérables en ce qui concerne leur utilisation autant dans un mélange que dans une solution à appliquer sur le substrat ou sur la plante. En effet, ces bactéries (formant des endospores résistantes) présentent de manière générale une très bonne efficacité et adaptabilité à différentes conditions telle que la température, les pH, les salinités et dans certains cas (Bacillus pumilus) une très bonne compatibilité avec des champignons mycorhiziens tels que les Glomus, comme par exemple avec la souche de Glomus intraradices GIPR développée par Premier Tech.

Plusieurs espèces de mycoinsecticides ou champignons enthomopathogènes ont été étudiées afin d’évaluer leur potentiel de lutte contre toute une gamme d’insectes ravageurs. Toutefois, seuls quelques uns ont démontré des efficacités suffisamment intéressantes (Beauveria bassiana, Metarhizium anisopliae, Lecanicillium spp. et Isaria spp.) et ont permis le développement de produits commerciaux. Par exemple, un Beauveria est actuellement commercialisé aux États-Unis et au Canada sous la souche Beauveria bassiana GHA. Il a ainsi été démontré que cette souche est très efficace, même à faible dose pour le contrôle des thrips, Frankliniella occidentalis (Ugine et al., 2005).

Finalement, l’association efficace de ces différents organismes à des biostimulants de croissance est l’approche de solution intégrée envisagée et mise en œuvre dans le cadre de ce projet

Chercheur(euse) principal(e)

Contribution du CRIBIQ

180000 $

Partenaires

Industrie.s participante.s :

IRPQ :

Partenaire financier

Processing...
Thank you! Your subscription has been confirmed. You'll hear from us soon.
Inscrivez-vous à notre infolettre !
ErrorHere