Production de microalgues à partir des effluents et résidus d’un lieu d’enfouissement technique et obtention de coproduits à usage local
AccueilProjetProduction de microalgues à partir des effluents et résidus d’un lieu d’enfouissement technique et obtention de coproduits à usage local
EBI est une entreprise spécialisée dans la gestion des matières résiduelles et un chef de file dans la réduction de sa dépendance aux énergies fossiles. En effet, leur site de Berthierville (Qc) récupère le méthane produit par les déchets enfouis et EBI l’utilise déjà comme biocarburant pour leur flotte de camions. Sur ce site, la compagnie planifie l’installation d’un biométhanisateur. Les digestats produits devront être traités, au même titre que les autres effluents du site (lixiviats, eaux de drainage…), entraînant de nouveaux coûts de gestion. Par conséquent, EBI cherche actuellement des solutions économiques et écologiques pour réduire ses coûts de gestion et obtenir, du même coup, des produits à valeur ajoutée. Forts de leur expertise en production de microalgues avec le « Procédé RT-Algae », l’UQTR et ses proches collaborateurs ont proposé le concept d’algoraffinerie intégrée qui permettrait à EBI de valoriser ces nombreux effluents (eaux usées, CO2…) et pertes d’énergie. Un projet sur l’adaptation du Procédé RT-Algae aux eaux usées et autres résidus organiques du lieu d’enfouissement technique d’EBI à Berthierville est maintenant financé par BioFuelNet (BFN). Il est prévu d’utiliser les lixiviats de leur site d’enfouissement et les autres rejets comme apport en nutriments aux microalgues. Par la suite, cette biomasse sera récoltée et concentrée en utilisant des technologies papetières et finalement convertie en biobrut par liquéfaction hydrothermale (LHT). En effet, avec des températures (275-374°C) et des pressions élevées (250 bar), la LHT permet de convertir une biomasse humide en biobrut aux caractéristiques proches de celles d’un brut pétrolier. A l’instar de l’industrie pétrolière, le biobrut sera distillé et les fractions légères seront utilisées pour des applications énergétiques (conversion en huiles pour certains des véhicules lourds d’EBI). Afin de rentabiliser un tel procédé, des coproduits de valeur doivent être extraits de la biomasse algale avant le LHT ou dans les fractions lourdes du biobrut. Des coproduits à usage local sont privilégiés comme des matériaux biosourcés pour des enduits pour la compagnie Papiers CCT à Berthierville. En effet, de tels coproduits pourraient être obtenus à partir des fractions comprises entre les fractions énergétiques (<430°C) et les résidus de distillation (>565°C). À l’heure actuelle, l’UQTR et Papiers CCT élaborent des enduits pour la conception de membranes d’étanchéité novatrices. Ces enduits biosourcés permettraient à Papiers CCT de donner une seconde vie à ces membranes polyoléfines, actuellement en forte compétition avec de nouveaux produits d’étanchéité. Dans le présent projet CRIBIQ, nous proposons de développer une technique de fabrication d’enduits à partir d’un biobrut distillé entre 430 et 565 °C. Parallèlement, des expériences sur la production de microalgues, la recherche de coproduits et le LHT seront proposées. Ces expériences seront complémentaires à celles financées par BFN.
Chercheur(euse) principal(e)
Contribution du CRIBIQ
90000 $
Partenaires
Industrie.s participante.s :
IRPQ :
Partenaire financier
Processing...
Thank you!Your subscription has been confirmed.You'll hear from us soon.