Un des enjeux majeurs en produciton laitière est lié au fait que les vaches ont une fertilité réduite particulièrement dans les 2-3 mois qui suivent la parturition et malheureusement souvent chez les fortes productrices. Cette situation a de multiples conséquences : augmentation du nombre de jours ouverts, frais de vétérinaire et d’insémination accrus, réforme anticipée de vaches encore bonnes productrices. Si le problème est bien connu , la cause, elle, demeure ambigue. De nouvelles données scientifiques obtenues au cours des dernières années permettent de croire que l’ovaire de la vache laitière en condition post-partum est sensible à la quantité d’énergie disponible. En mesurant dans une première étude, plus de 40,000 cibles génomiques dans les follicules pré-ovulatoires chez des vaches au jours 30, 60, 90 et 120 post-partum on dénote une réponse anormale au jour 60 particulièrement pour les gènes qui dépendent de la vitamine A. Dans la seconde étude, 48 vaches au jour 60 ont été classées en fonction de leur déficit métabolique en utilisant les taux de BHB sanguins pour une analyse transcriptomique complète de leur follicule dominant. Cette analyse a démontré une déficience fonctionnelle en vitamine A ainsi qu’ en vitamine D. Comme les 2 vitamines sont excrétées dans le lait et que les hautes productrices en perdent encore plus, il et logique de penser que la carence peut être sous-clinique et que les besoins physiologiques peuvent être plus grands durant cette période. De plus, ce ne sont pas tous les troupeaux qui sortent au pâturage (herbe fraiche) et cette situation est reconnue pour affecter la fertilité. Il devient alors logique de tester l’ajout de vitamines A,D entre les jours 50 et 90 dans des conditions représentatives. Ce projet propose de de classifier 48 vaches au jour 50 selon leur profile énergétique par la mesure du BHB sanguin à la ferme et d’amorcer la supplémentation pour la moitié des animaux (n=24) dont 12 ayant un BHB supérieur à 0,8 et de garder la seconde moitié (n= 24) des animaux sera non traitée afin de valider l’effet thérapeutique des vitamines. Pour mesurer la réponse au traitement, 24 vaches (6 par groupe) subiront une aspiration du follicule dominant permettant de démontrer la correction du profil d’expression de gènes par la supplémentation supraphysiologique de vitamines. Afin de bien comprendre l’effet thérapeutique, un profil d’acides gras sera effectué sur les liqueurs folliculaires ainsi qu’une analyse de vit A (retinol). De plus tous les animaux seront suivis et inséminés afin d’obtenir des résultats préliminaires sur l’efficacité du traitement sur la fertilité avant de tenter de reproduire ce traitement à l’échelle commerciale. La solution proposée peut sembler trop simple mais nos analyses indiquent que l’ovaire ressent possiblement l’effet de la saison et que l’arrivée de pâturege frais (vit A) au printemps (vit D) aurait une influence sur la fertilité.
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