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Valorisation de l'huile issue d'un procédé de polymerisation inverse de pneus usés en produits à valeur ajoutée destinés à l'industrie minière

Suivant la conférence COP21 à Paris portant sur la lutte contre les changements climatiques, le Québec a pris des engagements significatifs pour la réduction de ses émissions de gaz à effet de serre (GES). L’objectif est de réduire de 37,5% ces émissions en dessous des niveaux de 1990 d’ici 2030. Afin d’atteidre ces objectifs ambitieux, l’évolution du scénario énergetique actuel vers l’utilisation de sources de carbones alternatives, telles de résidus de la biomasse lignocellulosique, les cultures énergetiques ainsi que les déchets est inevitable. L’utilisation de ces derniers comme source d’énergie est particulièrement intéressante parce qu’ils répresentent une problématique à gerer. Parmis les différents résidus produits dans la province, les pneus usés réprensentent un défi important, en particulier les pneus issus de l’industrie minière en raison de leur taille, leur composition ainsi que leur accessibilité, augmentant ainsi le coût d’une potentielle valorisation. Selon l’Association canadienne du pneu et du caoutchouc, environ 80000 unités de ce type de pneu sont produits annuellement au Québec, mettant en évidence le besoin de les valoriser.
Ce projet, qui sera développé en partenariat avec les entreprises KrownCorp et GestionVFC, vise une valorisation des pneus usés issus de l’industrie minière qui seront transformés à l’aide d’un procédé de polymérisation inverse produisant une huile pouvant servir de base pour la production de carburants liquides tels le diesel et le carburant destiné à l’aviation. Cependant, cette huile doit être préalablement traitée afin de répondre aux exigences du produit final choisi. Les différentes étapes de ce procédé de traitement seront développées au cours de ce projet, tout en utilisant de produits secondaires issus du procédé de polymérisation inverse et/ou d’autres matériaux à faîble coût. Ceci permettra la minimisation des coûts liés à chaque étape du procédé de traitement développé. Cette nouvelle technologie de valorisation énergétique de pneus pourra ainsi aider le Québec à atteindre ses objectifs de réduction des émissions de GES tout en contribuant à la gestion de ce déchet au Québec.

Jean-Michel Lavoie

Professeur
Université de Sherbrooke

Contribution du CRIBIQ

192 999 $